jeudi 20 juin 2013

DOSSIER : ÉLÈVE DYSLEXIQUE : COMMENT BÉNÉFICIER D’UN AMÉNAGEMENT DE SA SCOLARITÉ

Dossier que vous retrouverez sur le site de l'étudiant: http://www.letudiant.fr/etudes/eleve-dyslexique-comment-beneficier-d-un-amenagement-de-sa-scolarite.html Élève dyslexique : comment bénéficier d’un aménagement de sa scolarité La dyslexie est un véritable handicap pour la scolarité. Heureusement, il existe des mesures permettant de compenser ces troubles de l’apprentissage, à l’école ainsi que le jour des examens, et du bac en particulier. Voici comment en profiter. Pierre-Louis, 24 ans, vient de terminer ses études d'ingénieur à l'ICAM. Le jeune homme a été embauché, dans la foulée, à EDF. Un parcours brillant, qui n'a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Diagnostiqué dyslexique dès le cours élémentaire, il enchaîne les séances d'orthophonie. Plus de temps prévu pour composer aux examens D'immenses difficultés pour apprendre à lire et à écrire, une orthographe phonétique : la dyslexie toucherait environ 8 % de la population. Si, par le passé, ces troubles ont été attribués à des problèmes psychologiques, aujourd'hui, les scientifiques penchent plus sûrement pour une origine neurobiologique. Du reste, 70 % des dyslexiques présentent des antécédents familiaux. Et ce trouble touche plus souvent les garçons et les gauchers. En terminale, Pierre-Louis a bénéficié d'un "tiers-temps" pour ses devoirs sur table : lorsque ses camarades disposaient de trois heures pour rendre leur copie, lui avait le droit de le faire en quatre heures. "J'avais tendance à ne pas lire les documents, je répondais aux questions en ne me basant que sur mes connaissances", raconte-t-il. Et d'ajouter : "L'avantage, c'est que cela me forçait à apprendre plus que les autres." Pour les épreuves du bac, Pierre-Louis a demandé, en plus de son tiers-temps, l'aide d'un secrétaire à qui il dictait ses réponses durant les épreuves. Le jour J, il a été malgré tout décontenancé, car, selon lui, "dicter un devoir n'est pas si facile". Il a réussi toutefois à décrocher un bac S sciences de l'ingénieur. Ses études supérieures se sont déroulées sans trop de problèmes, sauf pour l'anglais, sa bête noire, comme pour la plupart des dyslexiques. "Une fois qu'on a passé le bac, et qu'on se spécialise dans le supérieur, la dyslexie pose moins de difficultés, cela vaut le coup de se battre", encourage-t-il. Un handicap récemment reconnu au plan national "Quelle galère d'être dyslexique !" résume Jean-Louis, 46 ans, qui a dû lâcher l'école en troisième pour suivre un CAP (certificat d'aptitude professionnelle) de dessinateur publicitaire. Ce graphiste regrette de n'avoir pas pu aller plus loin dans ses études, "notamment pour la culture générale", explique-t-il. Si, pendant longtemps, les dyslexiques ont été nombreux à redoubler et à quitter l'école de manière précoce, depuis une dizaine d'années, la situation évolue favorablement. C'est le rapport Ringard, paru en 2000, qui a permis d'élaborer le plan national pour les jeunes dyslexiques et dysphasiques (qui ont du mal à parler). Des aides pour faciliter le quotidien en classe Ainsi, depuis 2005, le code de l'éducation (article L321-4) précise que, dans les écoles, des aménagements particuliers et des actions de soutien sont prévus au profit des élèves atteints de troubles spécifiques du langage oral et/ou écrit, telle la dyslexie. La même année, la loi de 2005 sur le handicap a permis d'entrouvrir un peu plus les portes de l'école aux élèves handicapés, y compris aux enfants présentant des troubles de l'apprentissage. Concrètement, un élève reconnu dyslexique peut, en classe, utiliser des photocopies des cours au lieu de prendre des notes, écrire sur un ordinateur et bénéficier d'un tiers-temps. Lors des examens (brevet, bac, BTS – brevet de technicien supérieur) il pourra profiter en plus d'un secrétaire qui lira les énoncés, voire écrira sous sa dictée. Depuis 2013, un arrêté permettra aux candidats au bac de demander à passer les épreuves de langues à l'oral uniquement.

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